Le grenier de Nonal

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mardi 7 juillet 2009

Les blogs auxquels vous avez échappé - 4/12

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Aujourd'hui : Marc-Henri Fistule

Depuis qu'il a un Google Pagerank de 7 avec son blog consacré aux soins capillaires, Marc-Henri Fistule[1] se la pète à mort et se laisse pousser les sourcils comme les jeunes. Malheureusement, Loïc Le Meur est parti en Amérique et, sans lui, les blogs ne sont plus tellement à la mode dans les journaux. C'est pourquoi la correspondante de La Luzerne Matinale a refusé d'interviouver Marc-Henri pour le supplément culturel de l'hebdomadaire, d'autant qu'il ne peut même pas prétendre au titre de plus vieux blog francophone encore en activité. Notre blogueur en conçoit une haine farouche à l'égard des journalistes. Il se venge en faisant nuitamment pipi sur le kiosque à journaux, tout en chantant "antisocial tu perds ton sang-froid" pour faire chier les bourgeois.

Notes

[1] Je fais des rééditions si je veux.

Les blogs auxquels vous avez échappé - 3/12

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Aujourd'hui : Vladimir Grou

Tout petit, déjà, Vladimir Grou n'aimait rien tant que le juste milieu. De taille et de corpulence moyennes, il arborait un physique sans aspérité. Ses goûts le portaient naturellement vers l'eau tiède (qu'il regrettait de n'avoir pas inventée), mais aussi les nourritures molles et les discussions consensuelles. De la sixième à la terminale, il ne reçut qu'une seule note, non sans fierté : dix sur vingt. Et, pendant les vacances, il partait pour de longues randonnées qu'il abandonnait à mi-chemin.

Lorsque Vladimir entama une carrière de blogueur, il prit soin de ne rédiger que des billets de longueur moyenne, dans lesquels il affichait des opinions modérées. Cette circonspection de bon aloi, ainsi que l'enthousiasme pondéré qu'il affectait à l'égard du Modem de François Bayrou, firent rapidement sa notoriété. Un journaliste de Télé-Grandes chaînes, puis une jeune pigiste du Courrier Ardennais s'empressèrent de l'interviewer pour leurs pages spéciales "blogosphère". D'abord effrayé par ce succès, Vladimir se laissa rapidement griser par le narcissisme. En même temps qu'il devenait un blogueur influent, il décida de fonder un foyer. Il épousa une jeune femme qu'il aimait sans passion, mais avec laquelle il envisageait d'avoir 1,9 enfants.

Vladimir Grou était heureux. Dans la rue, on se découvrait à son passage. Les commerçantes l'appelaient "le monsieur des ordinateurs". Mieux, l'animateur de "C'est vous qui le dites", sur Radio-Ardennes, l'appelait chaque semaine en direct pour lui demander son avis mesuré sur l'actualité du moment. Il était quelqu'un qui compte. Lui qui pensait appartenir au commun des mortels, voilà qu'il se détachait du peloton pour mener la course en tête avec quelques autres "barons" de la blogosphère triés sur le volet.

Las ! Lorsque les réseaux sociaux firent leur apparition sur la toile, Vladimir Grou n'y crut que moyennement. Il ne s'inscrivit pas tout de suite sur Facebook et twitta sans ardeur. Bref, il ne sut pas négocier le virage. Pire, il publia un article élogieux (mais pas trop) sur le blackberry qu'il venait d'acheter, au moment même où tous ses pairs du top Technorati investissaient à qui mieux-mieux dans un iphone. Ce fut le post de trop. Dépassé, démodé, ringardisé, Vladimir Grou quitta malgré lui les colonnes de Télé-Grandes chaînes et l'antenne de Radio-Ardennes. Son épouse en profita pour prendre le large avec un extrémiste, et son mentor François Bayrou ne parvint pas jusqu'au deuxième tour des élections présidentielles. Vladimir comprit qu'il ne serait jamais le titulaire du plus vieux blog francophone encore en activité, et il en fut si affecté qu'il sombra dans une oisiveté coupable. La fréquentation de son blog s'effondra.

Aujourd'hui, les commerçantes de son quartier l'appellent "le raté qui pue l'alcool" et les petits enfants lui jettent des pierres. Bien fait pour sa gueule.

lundi 6 juillet 2009

Les blogs auxquels vous avez échappé - 2/12

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Aujourd'hui : Joachim Sedlex

C'est en lisant un article sur le plus vieux blog francophone encore en activité dans Biactol Mag que Joachim Sedlex eut la révélation qui allait faire de lui un véritable geek. Adieu, minitel rose et ses exorbitantes factures ! Il était temps de tourner la page. Pour trouver des belettes à pécho, Joachim allait faire appel à LA technologie du vingt-et-unième siècle, le blog.

Par chance, Joachim n'eut pas besoin de bloguer très longtemps pour nouer de fructueux contacts sur la toile mondiale. Dès son premier post, il reçut l'offre d'un laboratoire américain qui, ayant lu entre les lignes de sa prose, avait compris qu'il était à la recherche d'un produit susceptible d'affirmer sa virilité. Depuis, Joachim applique régulièrement la pommade miracle sur l'objet de toutes ses attentions. Son compte en banque décroit plus rapidement que ses mensurations n'augmentent, mais il n'en a que faire. Il est en affaires avec le cousin d'un ministre nigérian, et s'attend à récupérer un max de pognon dans les jours qui viennent. Avec un pénis élargi, des millions de dollars nigérians et un blog, Joachim est enfin prêt à affronter son destin. Les belettes n'ont qu'à bien se tenir.

Les blogs auxquels vous avez échappé - 1/12

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Aujourd'hui : Jean-Louis Costaud

Ayant appris qu'on venait d'identifier le plus vieux blog francophone encore en activité, Jean-Louis Costaud décida de ne pas en rester là. Depuis, il est donc l'auteur quasi-permanent du plus jeune blog francophone pas encore en activité.

Comme il s'agit d'une discipline où l'on se fait rapidement dépasser, Jean-Louis est obligé de créer plus de 400 blogs vides par jour. Cela ne sert pas à grand-chose, mais ça le distrait de la dépression avec laquelle il se débat depuis son éviction de l'équipe communale de natation de Denney (Franche-Comté) pour cause de maillot de bain non-conforme.

Dormez, braves gens

Cette semaine, le quotidien Ouest-France a publié deux excellents articles sur les conditions de travail à l'usine de retraitement de déchets nucléaires Areva de La Hague. Dans le premier, on apprenait comment deux ouvriers qui tentaient de faire reconnaître un accident du travail ont été mis à l'écart, non seulement par la direction de l'usine, mais aussi par leurs collègues et leurs syndicats (en vertu du bon vieux credo de ce bout de Cotentin : "ne dites pas de mal du nucléaire, sinon on n'aura plus rien à bouffer". Je schématise à peine.) Dans le second, le journal mettait les points sur les i après une "mise au point" d'Areva (ladite "mise au point" expliquait qu'il ne pouvait pas y avoir eu accident du travail, puisque deux laboratoires indépendants ont dit que c'était comme ça. Allez hop, circulez... Sauf que le journal précisait que, les données étant fournies à ces laboratoires "indépendants" par Areva elle-même, c'est un peu comme si on demandait aux automobilistes qui roulent trop vite d'aller gentiment se dénoncer à la gendarmerie).

Comme un con, j'ai perdu ces deux articles que je souhaitais pourtant conserver. La faute à mon barbecue qui ne voulait pas démarrer. Et ne cherchez pas, ces informations ne sont pas disponibles ailleurs que dans Ouest-France (dont les archives en ligne sont payantes, donc je ne peux pas faire de lien).

J'ai beaucoup d'estime et de respect pour les deux journalistes qui ont travaillé sur ce dossier. Et je sais à quel point il est difficile de trouver de l'info sur le sujet.

Il y a quelques années, j'avais fait un grand dossier pour le magazine qui m'employait alors[1]. L'angle prévu était : "comment la population locale s'accommode-t-elle de sa proximité avec l'atome ?". Au final, l'article parlait... de l'impossibilité qu'il y a à enquêter sur le nucléaire dans le Cotentin. Frustrant, mais assez rigolo à faire. Et puis, il vaut mieux un papier pour dire qu'on ne sait pas ce qui se passe plutôt que pas de papier du tout, à mon avis.

Pour vous situer le niveau de parano dans lequel on se situait alors, j'évoquerais juste une anecdote. Un beau matin, je roulais joyeusement vers une centrale nucléaire que je devais visiter et dans laquelle je devais interviewer plusieurs employés. Je m'étais levé tôt, et j'étais sur la route depuis un moment déjà quand mon téléphone sonna : "Allo, bonjour, c'est le chargé de communication de la centrale. On doit annuler le rendez-vous de ce matin, je suis désolé. L'une des personnes que vous deviez interroger est souffrante, je ne sais pas quand vous pourrez revenir." Évidemment, j'insiste. Je fais observer qu'il y a d'autres employés que celui-ci, je rappelle que je dois boucler mon article dans les quinze jours, etc. Mais mon interlocuteur reste campé sur ses positions : impossible de m'accueillir ce matin-là, et pour plus tard, on verra...

...Cinq minutes après, coup de fil de mon copain photographe, qui était venu en avance au rendez-vous, histoire de faire quelques clichés dans la lumière rasante de ce début de matin d'été : "Allo, Nonal ? Dis, je ne sais pas ce qui se passe, il y a une cohorte de camions de pompiers qui vient d'entrer dans la centrale, là..."

Version officielle : c'est juste un disjoncteur électrique qui a merdouillé, rendormez-vous, tout va bien. Mais y aurait-il seulement eu une version officielle de l'incident, si je n'avais pas immédiatement prévenu les journaux locaux (par l'intermédiaire d'un confrère qui m'avait tuyauté et à qui je renvoyais ainsi l'ascenseur) ?

Bon, finalement, on a l'a quand même obtenu, notre deuxième rendez-vous, dans cette centrale. Il a fallu beaucoup insister, attendre longtemps, rappeler souvent. Et quand on est arrivés, on nous a dit qu'on était bien gentils, mais qu'on n'aurait pas le droit de rentrer sur le site. Il faudrait se contenter de l'ancien espace de visite, aujourd'hui fermé au public, qui se trouvait à l'extérieur de la zone considérée comme sensible. On n'a jamais su qui, de Copain ou de moi (ou des deux), avait une vilaine fiche chez nos amis des renseignements généraux.

Donc, faire un papier sur les zones sombres du nucléaire, c'est pas facile.

Encore faut-il essayer.

Parce qu'aujourd'hui, quand je vois l'accueil du site de Libération, je comprends qu'ils ne se précipitent pas pour reprendre le scoop de Ouest-France, hein. Jugez plutôt :


Copie d'écran de liberation.fr le 6 juillet 2009 à 01:15

Vous avez une activité contestée (voire contestable...) et vous n'avez pas très envie qu'on vienne vous emmerder ? Prévoyez un bon budget pub.

Ce matin, je me rappelais avec nostalgie mes anciens petits-déjeuners d'été, à l'époque lointaine où je prenais mon café dans le jardin avec une tartine de pain frais et le Libé du jour. Hébin y a pas de risque que ça me reprenne.

Notes

[1] J'avais d'ailleurs évoqué ma visite de l'usine d'Areva, assez maladroitement, sur ce blog.

vendredi 3 juillet 2009

Toutes options


Bon, d'accord, il me pique des clopes dans mon paquet[1]. Mais, en même temps :

  • il miaule
  • il ronronne
  • il est auto-nettoyant
  • il lèche les oreilles des gens
  • hier, il m'a ramené une souris

Rien que de très normal, me direz-vous. Sauf que jusqu'ici, toutes les bêtes que j'ai eues étaient défectueuses, et les deux prédécesseurs de ce chat n'ont jamais miaulé, ronronné, léché les oreilles des gens, ni vraiment appris à chasser. Du coup, ça fait tout drôle d'en avoir un qui correspond enfin aux canons du genre.

Notes

[1] Authentique, et photo réalisée sans trucage. Heureusement qu'il ne sait pas utiliser un briquet.

I, Robot...

Troublant (surtout quand on regarde après les vidéos, qui sont là.)

Troublant, pas seulement pour la prouesse technologique. Mais aussi parce ça pose une question vertigineuse : est-ce que ce truc existerait aujourd'hui, si des écrivains n'avaient créé, puis entretenu le mythe ?

mardi 30 juin 2009

Heure bleue

Sombre dimanche, passé à végéter dans un salon du livre de province où les egos étaient de sortie. À ma droite, une auteure s'égosille sur les badauds effrayés : "Vous cherchez un excellent roman pour l'été ? Si vous le désirez, je vais me faire un bonheur de vous dédicacer celui-ci, dont l'écriture forte et l'intrigue puissante vous envoûteront. C'est 19 euros..." (sic). À ses côtés, une mémère emperlouzée, retapissée et rebotoxée de frais, écarquille les yeux en permanence tout en gardant les mains à l'horizontale loin devant son t-shirt Dolce & Gabbana, doigts écartés, comme si son vernis n'en finissait pas de sécher. "Ma chérie !", s'exclame-t-elle avec un sourire gourmand en repérant la première. "Je dédicaçais hier à Saint-Pergour-les-Pleureuses, et tout-à-coup qu'est-ce que je vois ? Toi ! Ton roman, dans le bac des soldés ! Tu étais à 4,95 €, si ce n'est pas malheureux...", ajoute-t-elle en retenant à peine sa jubilation.

En face, le sosie de Line Renaud fait l'article de son recueil de poésie (auto-édité) auprès d'une passante : "Vous, vous aimez les jolies choses, madame. Achetez ce livre, vous serez conquise ! C'est de la poésie magnifique... Il y a même quelques tranches d'érotisme brûlant dont je ne suis pas peu fière... C'est 19 euros." (sic). Éradiqués, Baudelaire, Verlaine, Lautréamont et consorts. Ridiculisés, Proust, Perec et Garcia-Marquez. Enfoncés, Faulkner, Simenon, Yourcenar et les autres. La seule vraie littérature digne de ce nom, celle qui ne connaît pas le doute et n'a pas besoin de s'embarrasser de modestie, celle qui émarge à la Société des Auteurs Normands et à l'Acâââdémie des Belllles Lettttres du Pays de Caux (sic), est de sortie, toute vibrante de satisfaction. C'est 19 euros.

À table, je me réfugie auprès d'une compagnie de théâtre que je connais depuis longtemps et qui donne une représentation de sa pièce non loin de là. La normalité des comédiens m'apaise. Pas cons, eux : ils ne sont en représentation que lorsqu'on les paie pour ça. Le reste du temps, ce sont juste des gens. À l'autre table, celle des écrivains majeurs, on verse avec talent dans l'exercice de circonstance : railler bruyamment les absents. Machin, qui était à tel salon la semaine dernière et qui n'y a vendu qu'un seul livre, ou Truc qui s'est fait jeter par son éditeur.

Le soir, je plie les gaules avant l'heure. J'ai pourtant bien "travaillé", comme ils disent. Mais ça use. Ma voisine, qui n'en peut plus d'être belle sur la quatrième de couverture de son roman au souffle puissant, continue de haranguer les rares visiteurs. "Mais je ne lis que des romans sentimentaux !", s'excuse une dame avec un panier en osier. "Justement, il y a beaucoup de sentiments. Vous allez a-do-rer. C'est 19 euros." Pendant qu'elle était partie manger, j'ai feuilleté son œuvre. Il y a des sourires mutins et de la jambe fuselée au kilo, des crinières de lionne et des descriptions à la hache. Beaucoup d'adjectifs et de béquilles grammaticales, aussi. J'ai a-do-ré.

Dans ma voiture, j'allume une Camel et la radio. C'est que je n'ai peut-être pas ma tronche photoshopée en quadri au dos de mes bouquins, mais je peux faire des zeugmes à deux centimes aussi, si je veux.

Et là, enfin, l'extase.

Dans Roue Libre sur France Inter, Raphaël Krafft fait partager aux auditeurs son voyage en vélo et cargo vers les Antilles. Il y a le petit bar de Montmartre où son pote l'a oublié sous la pluie, les souvenirs éraillés d'une centenaire née à Sainte-Lucie, un restau antillais reconverti en sushi-bar, un marin à la retraite qui regarde passer les bateaux à travers la vitre, des souvenirs des bars de Dieppe et des comptoirs du Havre, des marins roumains qui ne savent pas chanter, des gens qui ont tout perdu sauf leurs clés de voiture, une passagère qui va fêter ses soixante ans à bord et les trois coups de sirène annonçant le départ. Ça parle d'exil et de bananes, de vieillesse et de vélo, d'envies de tout quitter et de désir de tout retrouver. C'est de la radio intelligente et chaleureuse, de la radio qui prend son temps et qui ouvre le chemin. De la radio qui fait oublier les écrivaillons en mal d'identité et les crinières de lionne aux jambes fuselées. Vivement dimanche prochain, qu'on arrive enfin aux Antilles. Loin des gens en t-shirt Dolce & Gabbana.

dimanche 7 juin 2009

Vive la République Populaire de France

Cette semaine, une pécheresse qui traita l'excellente Nadine Morano (que sa noble descendance soit honorée pour les siècles des siècles) de "menteuse" sur Dailymotion a appris qu'elle était convoquée par la police politique de notre fière Nation. Aujourd'hui, on apprend que notre bon Président (qu'une pluie de pétales de roses parsème son chemin) et son homologue américain ont pris un "bain de foule" à Caen dans un public constitué quasi uniquement de militants UMP[1] — donc de valeureux figurants à la solde de notre vertueux gouvernement — tandis que les Caennais, les vrais (ces bouseux improductifs auxquels n'auraient pas manqué de se mêler des fainéants d'EDF en grève et de vénaux producteurs laitiers, si on les avait laissés faire), étaient cantonnés chez eux.

Loin de moi l'idée de critiquer notre bon Président (que son nom rayonne sur le monde) et ses amis (qu'ils soient choyés et admirés par le Peuple uni) vu que ça me ferait chier de finir au fond d'une geôle, mais force est de constater que la France (ce beau pays) commence à s'inspirer des pratiques chinoises.

Qoui qu'il en soit, je n'ai pas envie de me vautrer dans la critique ou la subversion (loin de moi ces tentations avilissantes). Au contraire, je voudrais rappeler (pour le plaisir de la bonne bouche) une phrase prononcée par notre Président (ses édifiants propos sont du miel pour ses concitoyens).

Comme disait le chef de l'état, donc : "Casse-toi, pauv'con !"

(Ce qui précède n'est rien d'autre qu'une respectueuse citation de notre Guide Suprême, et ne saurait constituer, même au regard de la loi chinoise, une insulte à l'égard de quelque personnalité que ce soit).

Vive la France, vive l'UMP, vive Nadine Morano !

Notes

[1] Dixit France-Inter, ce matin. Les rares passants non-encartés à l'UMP et néanmoins autorisés à exprimer leur joie d'être tout près du Plus Grand Chef du Monde Libre (et aussi de Barack Obama) étaient des habitants "triés sur le volet", a précisé le journaliste.

jeudi 4 juin 2009

Rangements

Aujourd'hui, j'ai passé la journée à ranger mon bureau, qui en avait bien besoin.

Comme c'est un bureau, donc, et même un siège social, j'ai caché dans d'austères boîtes-archives les trucs un peu bizarres que je traîne de déménagement en déménagement et que je n'arrive pas à jeter alors que bon, pfff.

J'ai donc plié une boîte-archive pour y ranger de vieux numéros d'Hebdogiciel, de Micro-Astuces (avec des articles qui comparent Windows 3.1 et Geoworks, quand même...), ainsi que des hors-série de Tilt bourrés de pages de listing en Basic pour Oric-Atmos. Bon. OK. Je suis cinglé (je n'ai JAMAIS eu d'Oric-Atmos). En même temps, j'ai ENFIN mis au collecteur de papier l'exemplaire de La bible du PC, sixième édition, qui en est aussi à sa sixième maison en dix ans. Geste qui m'a demandé un courage exemplaire, mais dont je ne suis pas sûr qu'il suffise à légitimer l'existence de cette autre boîte-archive, qui renferme (liste exhaustive) :

  • Une figurine en plastique (dédicacée) représentant un soldat de l'infanterie US à qui j'ai serré la main
  • Un gobelet Starbucks Coffee usagé
  • L'emballage sale d'un "Quarter Pounder with cheese" (subtil hommage à Tarantino)
  • Deux boîtes d'allumettes du Venetian
  • Une pochette d'allumettes du Luxor
  • Deux sacs en plastique vides : l'un à l'effigie du Luxor, l'autre aux couleurs de la chaîne NBC
  • Une trentaine de ces minuscules cartes proposant des numéros de téléphones de prostituées, que des Asiatiques distibuent sans relâche dans le downtown Las Vegas
  • Un carton expliquant pourquoi mes bagages ont dû faire l'objet d'une fouille[1]
  • Une petite bande-dessinée expliquant que je devrais rejoindre Jésus au lieu de mener une vie de pécheur
  • Une carte postale de la Stratosphere
  • Une bouteille d'eau purifiée de la marque "Only Vegas" pleine (contenance : 12 OZ / 365 ml) et périmée depuis deux ans.

Non non, ce n'est pas le contenu d'une poubelle que je viens de décrire, mais celui d'une boîte-archive. Pas la peine de m'expliquer les histoire de stade anal mal vécu, je crois que j'ai à peu près compris le principe. N'empêche : je suis taré.

Notes

[1] Bon plan pour nos amis touristes aux États-Unis : vous rentrez en France lessivés ? Vous n'avez pas le courage de ranger votre valise ? Fourrez vos sous-vêtements sales en vrac, chiffonnez vos t-shirts, roulez vos pantalons en boule et ajoutez une bouteille d'eau minérale à l'ensemble, histoire d'alerter la machine à rayons X. Lorsque vous récupérerez votre valise, tous vos vêtements auront été soigneusement pliés par un agent de sécurité consciencieux (authentique !).