vendredi 5 août 2005

Le nonalito : enjoy !

Billet sauvé par Agnès du Monolecte


— Papa, c'est bon. C'est quoi ?
— Le résultat de la précarité économique dans laquelle ton papa se débat, et qui fait que le frigo est désespérément vide, mon chéri.

Non, je déconne. J'ai pas répondu ça. J'ai juste dit "on va l'appeler le nonalito". Et mon fils a répété : "c'est bon, le nonalito".

Recette du Nonalito
(ou : comment on improvise un repas avec trois restes)

Ingrédients (pour 4). Farine, 1 sachet de levure boulangère, 300 grammes de viande de boeuf (ou 3 steaks hachés), 2 tomates, quelques feuilles de salade, 2 petits oignons, 2 yaourts, huile d'olive, carvi[1], sel, tabasco.

Préparation de la galette. Mélanger farine, sel, levure boulangère dans le mixer avec un yaourt, une cuillère d'huile d'olive et un peu d'eau chaude. Le résultat doit donner une boule de pâte homogène, qui se décolle des parois du mixer, tout en restant bien souple.

Pendant que ça lève. Hacher le boeuf, puis griller le hachis dans la poêle. Ajouter une cuiller à soupe de carvi et saler en cours de cuisson.

Laver la tomate, la découper en rondelles très fines. Hacher l'oignon. Cisailler la salade. Dans un bol, mélanger le deuxième yaourt avec 10 gouttes de tabasco.

Garniture du nonalito. Séparer la pâte en quatre boules identiques, puis aplatir chacune d'elles au rouleau à patisserie, jusqu'à obtenir des espèces de très fines crèpes. Les cuire une à une dans une poêle antiashésive très chaude (2 minutes par face). Tartiner généreusement chaque galette de sauce yaourt-tabasco, ajouter la viande au carvi, la salade, les rondelles de tomate et les oignons crus. Plier les nonalitos en deux, et servir immédiatement.

Ça tue sa mère.

(La galette doit avoir l'aspect d'une pita, et le moelleux d'un burrito).

Après, vous pouvez en prime vous fendre d'un discours ethno-gastronomico-historique qui ravira votre auditoire. Dans ce cas, se munir d'un air docte et expliquer aux gens que vous nourrissez qu'ils s'inscrivent dans une tradition culinaire vieille comme l'humanité : une galette (de blé, de riz, de maïs...), des restes dedans, on plie, on mange. Au moyen-âge, les chair-cuitiers vendaient déjà ce genre de trucs dans les rues de Paris. Ailleurs, ça s'appelle des nems, des pitas, des pizzas, des tacos, des galettes-saucisses, des hamburgers, des naans au mouton, des bricks aux oeufs, etc., etc... Et oui, ce cher John Montagu, 4ème comte de Sandwich, n'a rien inventé du tout. Et c'est même pas lui qui a découvert les îles qui portent son nom : Môssieur l'Amiral préférait jouer au whist en gueulant sur les domestiques...

Post-scriptum : merci à Mémé-Carbure, qui a inspiré l'improvisation de cette recette avec le récit de ses turpitudes prandiales.

Notes

[1] si vous êtes de ces gens qui n'ont pas un peu de carvi à la maison, je vous cause pas.

mardi 26 juillet 2005

Considérations culinaires

Plus il y a de pizzas sur le marché, et moins c'est facile d'en manger une bonne. Heureusement que je suis là.

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mercredi 9 juin 2004

Pour Xave

Une spéciale dédicace pour Xave, l'homme qui a oublié la cuisson des oeufs durs et qui mange dans des trucs en plastique immonde. C'est ma recette de pain d'épice à moi, je l'ai améliorée tout seul, et depuis tout le monde m'aime.

Xave, t'es là ?

Alors tu chauffes 20 cl de lait dans une casserole à feu doux. Tu y ajoutes 150g de miel, que tu fais bien fondre dans le lait chaud pour que ça soit homogène. A tout ça, tu mélanges 100g de cassonnade et tu touilles bien.

Dans un saladier, tu fais un puits avec 250g de farine[1]. Tu remues avec un sachet de levure chimique et une pincée de sel. Tu verses le mélange lait + miel + sucre, tu ajoutes 2 cuillerées à café de cannelle en poudre, une cuillerée à café de gingembre, et, si tu en as, un peu d'anis étoilé. Tu remues tout ça comme il faut, je veux pas voir un grumeau. Pour finir, tu ajoutes deux oeufs entiers. Tu verses le tout dans un moule à cake bien huilé, et tu enfournes à 170° pendant 45 minutes maxi.

Après, tu fais goûter à ta chère et tendre, et elle te demande en mariage. Quand il ne reste plus qu'une seule tranche, tu l'utilises pour faire une carbonnade.

La prochaine fois, je vous expliquerai comment je fais des brioches pur beurre.

C'est mon site, je fais ce que je veux.

Notes

[1] de type 65, la farine, si possible : c'est plus chiant à trouver, mais tellement meilleur que la bête 45 de Francine