samedi 30 décembre 2006
Autocritique
Par M. LeChieur, samedi 30 décembre 2006 à 22:54 :: J'aime pas les gens
Je suis bête. Je suis laid. J'ai le teint jaune, le cheveu mou et l'oeil plus morne qu'une extase centriste. J'exhale une haleine fétide et mon coeur sec n'abrite que la veulerie de l'huissier de justice et la méchanceté hargneuse du député sarkozyste. Je suis capable de proférer autant de sottises que n'importe quel baron de la blogosphère et je n'aime pas les gens.
Et, pire que tout ce qui précède, je suis chiant.
La preuve, chaque année entre Noël et le jour de l'an, je tombe malade.
L'an dernier, le 30 décembre, j'ai vomi tripes et boyaux chez des amis qui ont dû me garder au chaud et me tenir la tête pendant deux jours.
L'année d'avant, j'ai passé le réveillon du 24 décembre à dégueuler dans mon lit.
En 2003, c'était chez ma belle-mère.
Je ne sais plus où j'ai régurgité en 2002, mais une chose est sûre : je l'ai fait. D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours eu des débordements gastriques incontrôlés entre le 24 et le 31 décembre. Même pas à cause des excès : je hais les huîtres, je fuis la dinde, je chipote le foie gras et je me méfie des chocolats. Mais, même plus ascète qu'un moine bouddhiste en pleine disette, je débagoule, je rends, je dégobille, je vais à Dégoberville, bref, je gerbe à qui-mieux-mieux.
Inutile de tenter quelques lignes d'explication médico-psycho-sociale, ami(e) lecteur(trice) empathique : je la connais, la raison. En décembre, je prends un an dans le compteur, c'est Noël, y a plein de fantômes dans les recoins, alors je mets ma tête entre mes mains, je fais ma pétasse, je ferme mon bloug et je tombe malade.

Adoncques, j'avais rendez-vous le 28 avec ces trois individus :

(fig. 1)
...mais j'ai préféré faire caca partout plutôt que de faire honneur à cette jolie toile cirée et à ces sourires enjôleurs (voir fig. 1) qui eussent illuminé ma soirée.
D'où cette réouverture exceptionnelle du bloug, pour cause de nécessaire autocritique : oui, je suis un ennemi du Peuple. Oui, j'ai cédé aux sirènes des fidèles gastros. Oui, je mérite d'être châtié en place publique pour ce lâche abandon de poste.
Rassurez-vous, il ne s'agit pas encore de remettre les archives en ligne ni de commettre de nouveaux billets, juste de répondre à de viles attaques. Et de poser une question qui me taraude : pourquoi ces malades posent-ils derrière onze (11 !) exemplaires du Bloug !, alors qu'ils ne sont que trois ?

Bon, on a dit le 2 à midi, alors ? J'y serai.

Edit. Dans ma hâte, j'ai oublié de signaler le lancement d'une chaînalakon tout ce qu'il y a de formidable, par l'excellent Droop... (hin hin hin... Si le Bloug était encore en vente, je serais un génie du marketing...)



