dimanche 31 juillet 2005

Nos amis les bretons

Quand mon précédent métier me faisait encore manger, il y avait un truc qui faisait toujours fantasmer les interlocuteurs naïfs : "wouah ! Toutes ces rencontres sur les festivals, avec les autres artistes, ça doit être génial !".

Bin tiens. Pis pas qu'un peu.

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Nonalmilton

Quand le temps est merdique à ce point-là, c'est pas une bonne idée d'essayer de faire des photos à travers le pare-brise...

samedi 30 juillet 2005

C'est l'amour à la plage (ahou tcha tcha tcha)

Hier après-midi, sur une plage. Je passe prendre un sandwich avant de retourner au boulot, et je me laisse tomber sur une chaise en plastique, les pieds dans le sable. Je regarde la mer en pensant à ce que j'ai à faire.

Le type se plante devant moi, à moins de deux mètres. Il est torse nu et en short. Sa peau blafarde suinte la crème solaire. Il écarte largement les jambes, et dodeline de la tête en me regardant, avec un sourire satisfait. Tout en lui hurle sa question muette : "t'as vu mes couilles ?"

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mercredi 27 juillet 2005

Considérations commerciales

A Trouducul-sur-Mer, il y a trois journaux locaux : celui à qui je vends des articles-pas-intéressants-mal-payés, celui qui se vautre dans l'abjection totale pour vendre du papier (par exemple en titrant "C'est vos enfants qu'on menace !" en gras et sur cinq colonnes, à propos d'une misérable affaire de trafic de shit), et celui qui caracole en tête des ventes.

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mardi 26 juillet 2005

Considérations culinaires

Plus il y a de pizzas sur le marché, et moins c'est facile d'en manger une bonne. Heureusement que je suis là.

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lundi 25 juillet 2005

Considérations capillo-tractées

(Cliquez sur "lire la suite" pour voir l'image)

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vendredi 22 juillet 2005

Conversations

Conversation avec ma fille de 3 ans et demi :

— Papa, aujourd'hui on a vu des chevals.
— Non ma chérie. Des chevaux.
(indignée) Maiiiis non ! Ils étaient tout seuls !

Puisque j'en suis réduit à bêtifier comme un crétin pathétique sur mon blog, j'ai bien aimé celle-ci aussi, il y a quelques mois. Là, c'était avec son frère jumeau :

— Papa, elle est jolie l'église.
— Oui mon lapin.
(mimant, les bras écartés) Est-ce que dedans il y a un bonhomme accroché ?

Et, il y a encore plus longtemps, avec le même :

— Tu me prêtes ton doudou ?
— Non Papa !
— Allez, quoi... Sois sympa. Moi, j'ai pas de doudou pour dormir.
(regard terrifiant) Oui, mais toi tu as ma mère.

mardi 19 juillet 2005

Les seins de Lucie

On est en juillet : un autre jour, le tram serait bondé. Aujourd'hui, il est seulement plein. Comme d'habitude, je regarde les gens. Pas ma faute : il n'y a rien d'autre à faire dans cette rame qui pue la transpiration.

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dimanche 10 juillet 2005

Un soir au cirque

Quand j'étais petit, un cirque minuscule s'installait tous les automnes sur la place du village. Le père était tour à tour dompteur, clown, monsieur Loyal. La mère jouait les écuyères et les trapézistes. Et les enfants avaient un numéro d'acrobates qui m'épatait.

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Trente millions d'abrutis

Billet sauvé par Toune


Mes deux fidèles compagnons s'entendent mieux que jamais : le chien fait des trous dans la pelouse, et le chat passe des heures à guetter au bord, des fois qu'un os en sortirait. Abrutis, mais complémentaires.

Ce soir, dans le jardin qui sent la lavande, j'ai fait mon petit passage en revue : câlins bêtifiants avec le félin, puis une bonne partie de pouic-ball avec le monstre qui pue. Ca a fait des jaloux : un martinet qui passait en a profité pour me chier sur la tête.

Les bestioles, c'est rien que des saloperies.

vendredi 8 juillet 2005

A la fnac

Hier après-midi, fnac de la ville la plus proche. Je traîne un peu au rayon BD en jetant un oeil sur les nouveautés. Derrière moi, une voix retentit : "chaud !". En langue des cons, ça veut dire "pardon, vous m'empêchez de passer, là".

"Chaud !". Un jour, ces types-là seront armés. Et ils tireront sans sommation, ça leur économisera encore un peu plus de salive.

Pas très loin, un septuagénaire feuillette le dernier Ric Hochet, et visiblement pas pour l'offrir... Ca ne nous rajeunit pas. Heureusement, il y a aussi un gamin qui lit un manga à voix haute, en suivant les textes avec son index. "Chaud !" est parti en levant fièrement le menton (qu'il a en galoche) et en faisant rouler sa musculature (de viril guerrier). Le calme pourrait retomber, mais ELLE arrive en faisant beaucoup de bruit. ELLE, c'est la bimbo typique : elle est affublée d'une copine moche, encombrée de dizaines de sacs de fringues, elle a gardé ses lunettes de soleil sur son nez trop poudré, et il n'y a plus qu'elle dans le magasin. Elle envahit notre rayon à grands pas, se précipite sur un album au hasard, le feuillette négligemment pendant une demi-seconde. Puis elle crie : 'j'adôôôôôôôre la bande-dessinée". Et elle tourne les talons. La seconde d'après, son gros cul ondule déjà au rayon littérature, où elle s'exclamera sans doute "j'adôôôôôôôre les livres" en s'emparant d'un Marc Levy.

Ca faisait longtemps que j'étais pas allé à la ville, moi...

jeudi 7 juillet 2005

Approchez Mesdames-z-et-Messieurs

Habiter à Trouducul-sur-Mer, c'est être en vacances même quand on bosse. Il y a les touristes, le manège (où le monsieur a carrément donné le pompon à mes petits, cet après-midi), les odeurs de frites et de croustillons, tout ça... Et puis la voiture sonorisée, qui passe et repasse dans les rues de la ville. Sono vacillante, musique de circonstance, cuivres ronflants, voix de canard : "Mesdames-z-et-Messieurs, ne manquez pas, demain soir dans votre ville, le cirque William Zavatta ! Tous les animaux participent au spectacle : les lions, les lionnes, les tigres, les clowns...".

Comme je l'ai entendu toute la journée, je peux vous garantir le texte à la virgule près. D'ailleurs, leur tract confirme leurs dires, regardez bien l'image et la phrase en bas à droite :

Je me demande si c'est facile à apprivoiser, un clown. Et surtout si ça se reproduit en captivité.

mardi 5 juillet 2005

Journée atomique

dimanche 3 juillet 2005

Je lis des livres (et je suis un vieux con)

Je viens de lire L'Etourdissement, de Joël Egloff, prix du Livre Inter 2005.

Avantage : je n'y ai perdu qu'une toute petite heure. Inconvénient : 14 euros de foutus en l'air.

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